Pour reprendre l’exemple de « Life », il est essentiel de comprendre que l’oeuvre de Keiko Suenobu est réservé à un public averti. Il aborde des thèmes violents et parfois carrément malsains et est donc une œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains.
Visiblement, Kurokawa ne semble pourtant pas s’en préoccuper, car contrairement à Pika par exemple qui fait une distinction de collection entre les oeuvres tous publics et les autres, « Life » est vendu comme n’importe quel shojo de base dans tout bon supermarché !
Voilà d’ailleurs sa couverture :

Maintenant, à moins de s’être renseigné ou de connaître l’auteur, comment voulez vous que l’acheteur lambda se doute du contenu ? Certes , la quatrième de couv ou les premières pages mettent dans l’ambiance , mais sérieusement comment expliquer la présence de ce manga négligemment placé entre Card Captor Sakura et Naruto ?
J’ai horreur de jouer aux vierges effarouchés et heureusement que le manga propose ce genre d’œuvre (surtout que Life sent le chef d’œuvre mais on y reviendra :D ) mais l’absence d’étiquette ou d’inscription pour prévenir du contenu de ce manga est une honte. Et « Life » n’est pas un exemple isolé , j’ai également pu voir que Bokurano (une œuvre de l’auteur de Naru Taru pour ceux qui se rappellent) , œuvre dérangeante aussi, était disponible sur le même étalage.
Les années et les mangas passent et je prie tous les jours Haruhi pour qu’une mégère de Familles de France ou une intégriste de la protection de l’enfance ne tombe jamais sur ce genre de choses.
Il serait temps qu’on arrête de vendre du manga comme « du manga » et qu’une véritable politique de présentation/ d’édition soit utilisée comme on le fait déja pour la bd franco belge.