
Dans N+, si vous avez déjà joué à un jeu vidéo de votre vie, c’est comme si vous étiez Obélix. La potion magique, vous êtes déjà tombé dedans. Une croix directionnelle, un bouton pour sauter. Basta, le gameplay s’arrête là. Le reste ? Une porte à atteindre, des bombes/missiles/ennemis à éviter, des plateformes, des jumpers, des bumpers, un chrono et des boutons à déclencher. Simpliste ? Non juste fun.
Car N+ excelle dans l’art de dériver son concept de base dans un nombre assez incroyable de niveaux. Vous l’aurez vu sur les screenshots, au vu de son style minimaliste, aligner les niveaux ne doit pas coûter très cher. Ni même être très compliqué si on en juge par le fait qu’un éditeur de niveaux était déjà fourni avec l’édition gratuite.
La vraie particularité de N+ est toutefois à chercher dans son moteur physique et le gameplay qui s’en inspire. Dans N+ , votre personnage peut s’agripper à presque n’importe quoi et rebondir dessus. La façon dont vous sautez et la distance que vous parcourrez sont extrêmement malléable et le meilleur c’est que ça vient naturellement. On enchaîne saut amples, acrobaties et atterrissage sans jamais se poser de question. Bref N+ réussit à quasiment faire oublier la manette/le clavier tant la prise en main coule de source.
A l’instar des licences Nintendo comme Mario Kart ou Smash Bros, N+ est toutefois largement plus amusant en multi-joueurs. Car le niveau de difficulté peut parfois être très élevé. Certes, le(s) joueurs(s) a(ont) un nombre de vies infini et la sauvegarde automatique à chaque niveau. Mais un seul hit et vous êtes mort ! En solo, cela apporte du défi. En multi, cela fait jouer la collaboration et surtout l’envie commune d’arriver à surmonter ce p***** de niveau infaisable a pour conséquence de faire passer les heures incroyablement vite. Croyez-moi, vous vous surprendrez !
Chantilly sur les fraises, doigt d’Haruhi sur le monde, N+ est un jeu avec une bonne dose d’humour. Les poses des persos, le design des niveaux est rigolo mais surtout qu’est ce qu’il est fun de mourir dans ce jeu ! En fonction des causes, votre personnage se retrouve éclaté de différentes façons. Avec un peu de chance, il libérera un passage pour les autres ou les ennemis peuvent se lancer dans un ping-pong involontaire avec votre jambe droite. Vous pouvez même vous suicider si ça vous chante. Sans doute conçu pour éviter le côté stressant des innombrables morts que vous subirez, N+, grâce à ce côté indéniablement fun, contourne l’obstacle avec brio.
En conclusion N+ est, comme le Nutella , une merveilleuse putain de bonne came légale. Son niveau de difficulté fait pour tous les goûts, son gameplay ultra accessible combiné à un principe de jeu diaboliquement bouffeur de temps et son mode multi indispensable font de N+ un jeu qui éclate , écrase, explose, émiette, étrangle beaucoup de ses concurrents censés être fun. Il rejoint Crash Team Racing, Worms , Mario Kart, Smash Bros dans le rang des grands.